GEORGES GHIONDA

 

LE BOSS

 
Georges GHIONDA est un enfant du pays, puisque né le 18 juillet 1920 à Nice de famille niçoise d'origine. Ses parents commerçants le soutiennent dans des études secondaires qu'il suit avec succès, tant au Lycée de Nice (Actuellement le lycée Masséna) qu'au lycée de Grenoble où il est interne. Ses études secondaires terminées il quitte la France pour fréquenter l'Ecole de commerce de Londres dont il souhaitait être diplômé. Ses études sont interrompues par la guerre en 1939 et il doit partir à l'armée où il combat en tant que sous-officier d'artillerie (à cheval). Il obtient de se rapprocher de Nice (affectation sur le front italien) en 1943 à la naissance de son premier fils. A la fin de la guerre il n'est pas question pour ce père de deux enfants de reprendre les études. Après une expérience peu lucrative comme employé de banque il se lance dans le commerce et est tour à tour boulanger au col de Villefranche, garagiste à Grasse puis il tient une brasserie, toujours à Grasse avant de regagner Nice où il investit dans une librairie puis dans le cinéma de La Trinité en 1963. C'est dans ce même cinéma (Le Modern) qu'il crée dès l'année suivante la section Tennis de Table qui sera intégrée à La Trinité Sports dès sa création. Réel animateur d'un groupe de jeunes du pays (Del Furia, Pellinghelli, Prantoni...) Il sait leur procurer les conditions nécessaires à la compétition et même à la haute compétition. Il est le conseil de chacun d'eux, il les transcende et est respecté. N'est il pas surnommé "le boss" ? L'aventure départementale; régionale et nationale atteint son point culminant avec la victoire en coupe d`Europe en 1986. A ce moment le cinéma n'existe plus mais les installations plus adaptées sont à la disposition des joueurs. Georges Ghionda est responsable d'une société de surveillance puis prend sa retraite tout en se tenant au courant des résultats de Tennis de Table. Il a été l'élément central d'une aventure humaine dans laquelle il a laissé une partie de son cœur, une partie de lui-même. Il est décédé à la surprise générale mais avec la discrétion qui le caractérisait le 27 mai 1993 dans sa maison de campagne à Saint‑André‑les‑Alpes.